Lorsque j’étais lycéen/étudiant, il y a presque 20 ans, lors de nos manifestations les slogans étaient » Lycéens en colère, y en a marre de la galère « .
Notre galère c’était principalement des manques de moyens (humains ou matériels), c’était des manifestations pour plus de liberté. Dans mon lycée par exemple, nous nous battions pour avoir les remplacements des profs, pour avoir des ordinateurs dans les filières technologiques. Mais aussi avoir le droit de fumer dans la cour et contre le contrôle d’accès à la porte. Totalement impensable aujourd’hui !
Aujourd’hui, la « galère » des étudiants s’appelle la misère. En 2021, dans notre pays, 5ème ou 6ème puissance économique mondiale, de plus en plus d’étudiants n’arrivent plus à satisfaire des besoins aussi basiques que se nourrir ou se loger. Quoiqu’il en coûte ils avaient dit.
Eh bien pas pour les étudiants privés de vie sociale, comme nous tous d’ailleurs, privés de cours en présentiel, privés des petits boulots qui aidaient à finir les fins de mois. Les fils d’attente devant les associations caritatives, ou les lieux d’aides alimentaires organisés par les syndicats étudiants s’allongent. La détresse psychologique et matériel est grande, les témoignages nombreux. Face à la misère, il y a deux attitudes possibles :- soit on regarde ailleurs, en pensant que tout finira par rentrer dans l’ordre à un moment. – soit on regarde cette misère bien en face et on agit.
Pas besoin de grands moyens pour agir, on a tous un paquet de pâtes dans notre placard !
Des points des collectes alimentaires et financières vont être organisés partout dans le département et aussi sur notre bassin d’emploi, devant les entreprises, devant les lieux de vie.
Sachons nous montrer solidaire avec l’avenir de notre pays !



Laisser un commentaire