Intervention sur le Rapport d’Orientation Budgétaire 2021 de la CCBPAM

Monsieur le Président,

Cher-e-s Collègues,

Les éléments contenus dans ce rapport d’orientation budgétaire permettent de disposer d’éléments de compréhension du contexte économique dans lequel nous nous trouvons et qui aura assurément un impact sur nos décisions politiques à l’échelle communautaire.

Le politique du “quoi qu’il en coûte” a donc des conséquences concrètes pour les finances des collectivités. Nous le voyons très clairement dans ce document.

La ligne du gouvernement reste inchangée : privilégier le privé au détriment de la puissance publique.

Ceci aura des conséquences à tous les niveaux, puisque c’est bien la puissance publique qui est  garante de l’intérêt général et du bien commun.

En ce qui concerne les finances de la comcom, je pourrais faire les mêmes remarques que l’année dernière à savoir que la situation financière est bonne, les dépenses de fonctionnement maîtrisées, l’endettement plus que raisonnable. 

Tous ces éléments, nous permettent d’envisager l’avenir sereinement, notamment en ce qui concerne l’élaboration du futur projet de territoire. Un projet sur lequel nous aurions les moyens d’être ambitieux.

Encore faut-il en dessiner les lignes directrices et répondre aux besoins des habitants de notre bassin de vie.

Nous devons faire face à plusieurs crises en même temps :

  • Crise économique.
  • Crise sociale.
  • Crise écologique.
  • Crise démocratique.

Bien sûr tout ceci était sous jacent avant la pandémie de Covid 19, mais cette dernière a accentué les inégalités. Les oubliés du “quoi qu’il en coûte” sont plus nombreux qu’on le pense, je citerai à titre d’exemple les étudiants pour qui la situation dans laquelle ils sont laissés est scandaleuse.

Nos concitoyens attendent des réponses concrètes et celles-ci devront être élaborées en y intégrant la participation citoyenne sous une forme ou une autre.

Dans le champ de nos compétences, en répondant aux aspirations environnementales et sociales de la population, afin de créer un pont entre ceux qui luttent contre la fin du monde et ceux qui luttent pour leur fin de mois, nous pourrions agir sur les transports. Cela serait une réponse concrète aux besoins de la population.

J’ai bien compris que la majorité de cette assemblée n’a pas franchi le pas de la gratuité des transports publics. 

Alors peut-être pourrions-nous procéder par étape ou aborder le sujet sous un autre angle. 

Nous pourrions proposer la gratuité pour les moins de 18 ans et son extension compte tenu de la situation aux étudiants.

Pour le reste de la population, nous pourrions envisager un déplacement avec un reste à zéro pour l’usager en contrepartie du paiement du montant du prix de la carte de transport. 

Imaginons que cette carte coûte 10 €, l’usager pourrait s’en acquitter et par la suite voyager à sa guise sans reste à charge.

Cette solution aurait l’avantage de nous permettre de conserver le FCTVA dans le cadre de nos investissements puisque j’ai cru comprendre que c’était l’un des arguments utilisés l’année dernière pour refuser la gratuité des transports.

Bien sûr cette mesure doit également s’intégrer dans un plan de mobilité plus large, qui intégrerait les mobilités douces.

Voilà mes Cher-e-s Collègues, une proposition concrète répondant à un besoin qui pourrait s’inscrire dans une projet de territoire ambitieux.

Je vous remercie de votre attention.

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑