08 mars, la lutte pour le droit des femmes est toujours d’actualité !

Le 8 mars n’est pas la journée de la femme, mais bien la journée internationale de Lutte pour les droits des femmes.

Alors que le 21ème siècle est déjà bien engagé, dans notre pays nous sommes encore très loin de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Ces quelques chiffres font froid dans le dos :

  • Les violences : 146 femmes sont mortes sous les coups de leur mari ou compagnon. 94 000 femmes ont été victimes de viol ou d’agression sexuelle.
  • Au travail : l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est encore de plus de 28 %. 78 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes, tout comme 70 % des contrats CDD ou intérims. A la retraite, les femmes perçoivent une pension inférieure de 42 % en moyenne par rapport à celle des hommes.
  • En politique : certes nous avons évolué depuis 1947 où 3,1 % des femmes étaient conseillère municipale et 0,7 % étaient Maire, en 2020 42 % des conseillers municipaux sont des femmes et seulement 20 % des maires. 39 % des députés sont des femmes.

Pourtant de nombreuses lois ont été promulguées pour améliorer la condition féminine. Pour la plupart, elles sont issues de la lutte des femmes pour leur émancipation.

1907 : Une loi autorise les femmes mariées à disposer librement de leur salaire. Auparavant tout revenait à leur mari.

1908 : La loi accorde un congé de maternité de huit semaines, sans salaire.

1924 : Les femmes sont autorisées à passer le baccalauréat.

1928 : Congé de maternité, à plein salaire, de deux mois dans la fonction publique.

1944 : Droit de vote pour les femmes.

1945 : Suppression de la notion de « salaire féminin ». La notion « à travail égal, salaire égal » est inscrite dans la législation.

1965 : Réforme des régimes matrimoniaux : les femmes peuvent exercer un travail, ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur mari et bénéficier des avantages sociaux.

1967 : Légalisation de la contraception médicalisée par la loi Neuwirth.

1970 : Suppression du « chef de famille ». Égalité du couple pour gérer le ménage. Création de l’autorité parentale.

1972 : Une loi instaure le principe d’égalité de rémunération entre les hommes et femmes.

1975 : Loi interdisant toute discrimination dans la fonction publique; Simone Veil fait voter une loi dépénalisant et encadrant l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Le mari ne peut plus lire les correspondances de la femme ni décider de ses relations. Tout l’enseignement supérieur est accessible aux femmes.

1977 : Suppression de l’allocation de salaire unique.

1983 : Loi sur l’égalité salariale entre hommes et femmes.

1984 : Le congé parental est ouvert à chacun des parents, au choix.

1992 : Loi contre le harcèlement sexuel.

2001 : Renforcement de la loi de 1983 sur l’égalité professionnelle.

2005 : Nouvelle loi sur l’égalité professionnelle, sans critère contraignant ni sanction, en cas de non-respect des objectifs.

2006 : Loi sur l’égalité scolaire homme/femme. Prévention des violences conjugales.

2010 : Loi relative aux « violences exercées sur les femmes », au sein des couples, ayant des incidences sur les enfants, qui crée le délit de violences conjugales à caractère psychologique.

2013 : L’interdiction du port du pantalon pour les femmes est officiellement abrogée. Son port s’était banalisé dès les années 1960.

2014 : Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

2017 : À partir du 1er janvier 2017, un quota de 40 % dans les conseils d’administration (CA) ou de surveillance devra être respecté (entreprises avec un minimum de salariés ou de CA).

Beaucoup de ces textes ne sont pas respectés et c’est inacceptable !

Parmi les “ premiers de cordée”, la situation n’est pas meilleure. 

Les femmes sont aujourd’hui encore sous-représentées parmi les ingénieur-e-s et les cadres de l’industrie (25%), dans la construction et les travaux publics (19%) et dans l’armée, la police, les pompiers (14%). 

Les femmes sont aussi moins présentes sur des postes à responsabilités : seulement 40% des cadres, 29% des PDG. 

Elles ne sont que 18,4 % à siéger dans les comités exécutifs des 120 plus grandes entreprises françaises, notamment dans les instances de décision des entreprises du CAC40, dont les femmes sont les grandes absentes.

Comme quoi, il est possible de progresser partout.

En ce 08 mars, rendons hommage aux femmes et à leur lutte, il est grand temps que les hommes y prennent part !

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