Face à l’augmentation du prix des carburants, plus que jamais, gagnons la gratuité des transports en commun.

Dès le 23 octobre dernier, dans un article paru sur ce blog, je défendais la gratuité des transports en commun sur notre Communauté de Communes comme une solution de pouvoir d’achat face à l’augmentation du prix des carburants. Depuis, la situation ne s’est pas améliorée, elle est même pire. Les prix à la pompe ont dépassé les 2 € le litre et certains prévisionnistes annoncent un prix au litre de 3 € dans un avenir très proche. Comme le dit Fabien Roussel, non sans une certaine pointe d’humour :  » la station essence, c’est le seul endroit où celui qui tient le pistolet se fait braquer  » !

La gratuité, une aide directe à nos concitoyens, une mesure de pouvoir d’achat immédiate :

La flambée du prix des matières premières, le coût des énergies, des carburants que nous subissons depuis de trop nombreux mois, couplés à la guerre en Ukraine qui aura des conséquences économiques très concrètes et très rapidement pour chacune et chacun d’entre nous.

L’INSEE prévoit une inflation, c’est à dire une augmentation des prix de 3,6 % en 2022. Nous le savons, l’indice des prix à la consommation tient compte de plusieurs éléments. Pour faire simple et un peu schématique, il prend en compte à la fois les prix des courses du quotidien et le prix des écrans plats ou des voitures.

Si l’on regarde plus en détail, l’énergie a augmenté de 10,1 %, l’alimentation de 0,6 %, les Services de 1,2 %, les produits manufacturés de 0,3 % et le tabac de 5,5 %.

Chacun a dû réduire son  » train de vie  » si l’on peut s’exprimer ainsi et pour les plus précaires, les plus faibles revenus, les travailleuses et travailleurs pauvres, les salariés au SMIC, les familles monoparentales etc … ceux pour qui, il n’y a déjà plus rien à réduire, il faut faire des choix entre payer le loyer, la facture d’électricité ou de gaz, se soigner, remplir le frigo, faire le plein de la voiture …

Face à cette situation, il faut des mesures concrètes et immédiates, chaque acteur de la décision doit prendre ses responsabilités.

La première mesure est bien évidemment l’augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux. Côté salaire, les retours des négociations dans les entreprises (quand il y en a) montrent que l’inflation n’est pas couverte.

Pour ce qui revient au gouvernement, c’est à dire le SMIC, les minimas sociaux, les revalorisations ne couvrent pas l’inflation non plus. Quant au point d’indice des fonctionnaires, il est toujours gelé depuis plus de 10 ans.

Le gouvernement préfère distribuer des chèques ciblés, chèque énergie, chèque carburant et demain peut être chèque alimentation. Ces mesures ne répondent pas aux enjeux, se sont bien évidemment des bouffées d’oxygène pour ceux qui les perçoivent mais un pansement sur une jambe de bois sur le long terme.

Les collectivités locales peuvent agir également et la gratuité des transports en commun est une mesure concrète qui aiderait nos concitoyens en matière de pouvoir d’achat. C’est ce que je défends, avec d’autres, au niveau de la Communauté de Commune du Bassin de Pont à Mousson !

La CCBPAM a les moyens de financer le reste à charge 0 pour les usagers !

Le dernier rapport d’orientation budgétaire a démontré qu’en 2021, le budget transport était excédentaire de plus 500 000 €, en tenant compte des restes à réaliser. Rappelons qu’il n’y a aucun emprunt en cours sur ce budget.

La gratuité ça coûterait combien ?

Le dernier document budgétaire à notre disposition est le Compte Administratif 2020 et voici ce qu’il en ressort.

Selon les chiffres de 2020, avec le même nombre d’usagers transporté, en retirant les 50 000 € de billettique et de contrôle, inutiles si le transport est gratuit, il faut trouver 30 000 € pour financer le reste à charge 0 pour l’usager. C’est largement à la portée de la CCBPAM avec son budget de près de 35 000 000 € !

Imaginons que cette mesure rencontre un vrai succès et que la fréquentation du réseau de transport soit multipliée par 3. C’est environ 100 000 € qu’il faudrait trouver et là aussi c’est largement dans les moyens de la CCBPAM.

On les met bien ailleurs !

Lorsque la situation l’exige, la CCBPAM sait trouver les moyens pour aider les entreprises par exemple. Souvenons-nous, lors du Conseil Communautaire du 23 juillet 2020, pour aider les entreprises à faire face à la crise liée à la pandémie, la Comcom a voté un dégrèvement de CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) pour les petites et moyennes entreprises impactées par la Covid. Coût du dégrèvement 60 165 € compensés pour moitié par l’Etat, soit 30 083 € pris en charge par le budget de la CCBPAM.

Cet exemple illustre le fait que dans certaines situations, la Comcom est capable de faire preuve d’une grande réactivité.

Bien sûr le volet aide directe ou indirecte aux entreprises est bien plus important que cela !

Ce que l’on est capable de faire pour les entreprises lorsqu’elles traversent une crise, nous devons être capable de le faire pour aider lorsque nos concitoyens sont frappés par une autre crise ! C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, la gratuité des transports en commun s’impose comme une mesure de progrès social et environnemental.

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑