Fête ou disette : chacun son camp !

Avec l’inflation galopante, le pouvoir d’achat des Français connaît sa plus forte baisse depuis 10 ans. Sans surprise, ce scénario épargne les plus fortunés. Eh oui, la baisse du pouvoir d’achat, ce n’est pas pour tout le monde !

Pour la majeure partie de la population : c’est disette !

Alors que les prix ne cessent d’augmenter, que chacune et chacun d’entre nous peut constater une baisse de son pouvoir d’achat, la question essentielle qui se pose est celle de la hausse des salaires.

Le gouvernement continue à ne rien vouloir entendre sur ce sujet et cherche tous les moyens pour trouver des alternatives, qui n’existent pas, pour éviter de devoir augmenter des salaires. Chèques pour ceci ou pour cela, intéressement, baisse des cotisations sociales, défiscalisation des heures supplémentaires, etc., tous les artifices sont bons pour éviter la hausse des salaires.

Et si au 1er juillet 2022, dans 112 branches professionnelles sur 171, le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, peu importe pour le gouvernement.

Pour une minorité de nanti, c’est la fête !

Si la situation se complique un peu plus tous les mois pour la grande majorité de la population, il est une catégorie dont on ne parle quasiment jamais et qui se porte bien : les dirigeants du CAC 40.

Pour eux les rémunérations s’envolent, c’est une histoire qui dure depuis des années.
Quelques exemples pour l’année 2021 et laissons de côté le  » pauvre Bernard Arnault  » déjà bien embêté avec son bilan carbone :

  • Le directeur général de Stellantis, ex-PSA, Carlos Tavares, a touché un montant estimé de 66 millions d’euros, de rémunération, 3 460 années de SMIC.
  • Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, a perçu 44 millions d’euros, 2 307 années de SMIC.
  • Daniel Julien, PDG fondateur de Téléperformance, a palpé 20 millions d’euros 1 049 années de SMIC.
  • Patrick Pouyanné, PDG de Total-Energies a empoché en 2021 5,9 millions d’euros, en hausse de 52 % par rapport à 2020.

Ces quelques exemples ne sont pas des exceptions, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40, pour 2021, a battu tous les records pour atteindre à 8,7 millions d’euros en moyenne soit une augmentation de 93,33 % par rapport à 2020. Cela représente la bagatelle de 456 années de SMIC.

Combien de temps allons nous encore tolérer ce genre de pratique avant d’instaurer un salaire maximum ?

Entre 2011 et 2021 la rémunération moyenne annuelle des dirigeants du CAC 40 est passée de 3,5 millions d’euros, somme déjà appréciable à 8,7 millions en 2021 soit +5,2 millions d’euros +148,57 %. Dans le même temps le SMIC est passée de 9,19 €/ heure à 10,57 € soit +1,38 € +15,02 %. En d’autres termes en 2021 un salarié payé au SMIC a touché 209 € de plus par mois par rapport à 2011 alors qu’un patron du CAC40 a touché en moyenne par mois en 2021, 433 000 € de plus qu’en 2011, soit 2072 fois plus qu’un salarié au SMIC.

Et si tous ensemble nous faisions en sorte de changer les choses ?

Ce sont les mêmes qui nous expliquent qu’économiquement, il n’est pas possible d’augmenter les salaires sans mettre en péril la compétitivité de l’entreprise. La belle affaire ! Les négociations salariales se passent très bien pour les patrons du CAC 40, il est vrai que l’on n’est jamais mieux servit que par soit même. Il est urgent que cesse ce désordre économique et social.

Non il n’est pas admissible que quelques uns se goinfrent pendant que la grande majorité tire la langue !

L’argent existe pour financer les augmentations de salaires. Il est indispensable de limiter les rémunérations indécentes, pour que l’argent puisse aller à l’augmentation des salaires, afin que chacun puisse vivre dignement de son travail.

Avec les Jours Heureux, nous proposions :

  • L’augmentation du SMIC afin qu’il atteigne 1 500 € net soit 1 923 € brut.
  • Une Loi pour obliger les branches professionnelles à ne pas avoir de minimum conventionnel inférieur au SMIC.
  • Une augmentation de 30 % du traitement des fonctionnaires.
  • Rendre effective l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
  • Pas une pension de retraite inférieure à 1 200 €.
  • Le rétablissement de la 1/2 part des veuves et veufs.
  • L’ouverture d’une négociation tripartite (Etat, syndicats, patronat) pour une augmentation générale de l’ensemble des salaires.
  • La reconnaissance réelle des qualifications.

Pour gagner les augmentations de salaire qui nous sont dus, il sera indispensable de se mobiliser dès le 29 septembre avec les organisations syndicales.

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