#Un remaniement pour quoi faire ?
Le Président de la République a donc rendu ses arbitrages, le remaniement ministériel tant attendu par certains a donc eu lieu le 20 juillet. La surprise sans vraiment en être une, est le maintien d’Elisabeth Borne en tant que Première Ministre.
Exit Pap Ndaye, François Braun, Marlène Schiappa, Jean Christophe Combe, Olivier Klein, Jean François Carenco, Geneviève Darrieussecq, Isabelle Rome.
Un peu comme au mercato, il y a des sortants et des nouveaux venus : Aurélien Rousseau (Ministre de la Santé), Aurore Bergé (Ministre des Solidarités et de la Famille), Thomas Cazenave (Ministre des Comptes Publics), Sabrina Agresti-Roubache (Secrétaire d’état à la Ville), Patrice Vergriete (Ministre délégué au Logement), Philippe Vigier (Ministre délégué à l’Outre Mer), Prisca Thevenot (Secrétaire d’état à la jeunesse et au Service National Universel), Fadila Khattabi (Ministre délégué aux personnes handicapées).
Enfin trois ministres changent d’affectation : Gabriel Attal devient Ministre de l’Education Nationale, Bérangère Couillard devient Ministre déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes et Sarah El Haïry qui devient Secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité.
Changer les joueurs ne changera malheureusement pas la stratégie de l’équipe ! Il est fort à parier que ce nouveau gouvernement s’inscrira dans la droite ligne du précédent. Pour ceux qui sont sensibles à la solidarité, au progrès et à la justice sociale, il n’y aura malheureusement rien de positif à attendre de ce nouveau gouvernement.
#Personne n’est au-dessus des Lois de la République !
« Avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison » ces propos du Directeur Général de la Police Nationale suite de l’incarcération d’un policier accusé de violences sur un jeune à Marseille, sont totalement inadmissibles. Rappelons que notre République est fondée sur le respect de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs.
Après le communiqué des syndicats Alliance et Unsa-Police qui avait manifesté l’existence de tentations séditieuses dans une partie de l’institution policière, les déclarations du Directeur Général de la police nationale les aggravent.
Il faut le rappeler avec force, personne n’est au-dessus des Lois de la République, il n’y a pas d’immunité policière ! Même si les policiers éprouvent des difficultés à exercer leur métier, ils doivent être exemplaires et s’inscrire dans le cadre de la Loi, c’est le prix au consentement à l’autorité ! Il est tout de même urgent de réformer largement la Police, lui donner les moyens de bien faire son travail, mais aussi l’inscrire dans un cadre bien différent de celui d’aujourd’hui !
#On doit pouvoir vivre dignement en France au XXIème siècle !
L’INSEE vient de publier une étude qui démontre que la « privation matérielle et sociale » à augmenté en France en 2022. La notion de privation matérielle et sociale est une autre manière de mesurer la pauvreté, elle concerne 9 millions de personnes soit environ 14 % des personnes vivant dans un logement ordinaire.
Cet indicateur mesure le nombre de personnes ne pouvant pas couvrir les dépenses liées à au moins cinq éléments de la vie courante parmi treize (comme pouvoir chauffer son logement à la bonne température, s’acheter des vêtements neufs, accéder à Internet ou se réunir avec des amis autour d’un verre ou d’un repas au moins une fois par mois). La proportion de personnes en situation de privation matérielle et sociale a augmenté, elle était de 13,4 % début 2020, avant la crise sanitaire. Elle atteint son plus haut niveau depuis 2013, la première année où elle a été mesurée.
Parmi l’ensemble des difficultés déclarées, celle liée au chauffage du logement est en forte augmentation : début 2022, 10 % des personnes vivent dans un ménage qui n’a pas les moyens financiers de chauffer correctement son logement, contre 5 à 7 % entre 2014 et 2021. Cette augmentation des difficultés à se chauffer est assurément liée à la hausse des prix de l’énergie de l’hiver 2021-2022, et cela ne va pas s’arranger avec l’augmentation de 10 % de l’électricité. Autre indicateur inquiétant, c’est l’augmentation du nombre de personnes qui déclarent se priver de manger de la viande, du poisson ou un équivalent végétarien tous les deux jours (9 %, contre 7 % début 2020).
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les habitants des zones rurales ressentent davantage que les autres la hausse des prix de l’énergie, leurs dépenses en chauffage et carburants étant plus élevées. En outre, ils se chauffent plus fréquemment au fioul. Début 2022, la fréquence des situations de privation matérielle et sociale augmente nettement par rapport à 2020 dans les communes rurales (+2,0 points), et dans une moindre mesure dans les communes urbaines de densité intermédiaire (+1,6 point). À l’inverse, depuis 2020, elle recule dans les grands centres urbains. Les territoires ruraux restent cependant les territoires abritant la plus faible proportion de personnes en situation de privation matérielle et sociale en 2022 (11 %, contre 15 à 16 % dans les territoires urbains).
Cette situation, totalement inacceptable dans un pays comme la France au XXIème siècle, nous interroge sur les moyens de vivre dignement ! Pouvoir se chauffer, manger à sa faim ne devraient pas être un sujet pour 14 % de nos concitoyens.
Il faut donc agir pour des salaires et des pensions qui permettent de vivre dignement, mais aussi agir sur les tarifs de l’énergie et de l’alimentation afin de desserrer l’étau de l’inflation sur les ménages.

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