Changer la vie des gens localement, c’est possible !

Trop souvent, dans notre pays, le débat politique se résume à l’élection présidentielle. Certains électeurs pensant même qu’une fois celle-ci passée, les autres élections ne comptent pas et pire encore, ne changeront rien ! Il est vrai que le piètre spectacle donné par certains parlementaires n’aident ni à élever la fonction, ni à susciter l’engagement politique.

Comme le disait Montalembert : « vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même ». Cela est d’autant plus vrai avec les Lois de décentralisation qui donnent beaucoup de « pouvoir » aux collectivités locales (communes, communautés de communes, départements, régions) , y compris celui de changer la vie des gens localement !

Tout le monde n’a eu pas la chance d’avoir un maire communiste pourrait-on dire. Le communisme municipal a marqué des générations entières de citoyennes et de citoyens par les mesures prises par ces municipalités.

Apparu à la fin des années 50, le terme communisme municipal désigne la politique menée dans les communes par les élus communistes axée sur l’école, la culture et la « progression sociale des couches populaires ».

Ce que l’on peut désigner comme une politique sociale de proximité, visait à « changer la vie » et contribuait au bien-être de la population. Elle s’appuyait notamment sur les équipements collectifs pour donner accès à tous aux soins médicaux, aux loisirs et à la culture : création de théâtres, de colonies de vacances, et de centres de santé municipaux.

« La gazette des communes » qui n’est pourtant pas « l’organe central » du Parti Communiste, reconnait qu’en matière de service à la personne comme la mise en place du portage de repas pour les personnes âgées, ou d’accès aux soins avec les centres de santé, le communisme municipal a souvent été pionnier, y compris en matière de tarification avec la gratuité ou les prix bas en matière de transport ou de cantine scolaire.

Lorsque les majorités municipales (souvent d’union de la gauche avec un communiste à sa tête) gagnaient les élections dans des territoires industriels, l’une des premières mesures étaient d’augmenter la taxe professionnelle et la taxe foncière afin de disposer des ressources nécessaires pour mettre en œuvre leur politique.

Il est vrai qu’aujourd’hui, le système des finances locales est tellement corseté qu’il est de plus en plus difficile d’avoir la main sur les finances locales au niveau des communes.

Prenons un exemple très local : Blénod les Pont à Mousson. En 1977, l’équipe d’union de la gauche menée par un communiste, Michel Bertelle gagne les élections municipales. Les mesures sociales ne tardent pas à arriver, la plupart sont toujours en place aujourd’hui. Les équipes successives ont maintenu ces mesures et en ont même créé de nouvelles.

  • Rentre l’éducation accessible à tous :

La gratuité des fournitures scolaire a été décidée il y a bien longtemps à Blénod avant le début des années 80. Plusieurs dispositifs sont en place à destination des écoles, mais aussi des familles.

A destination des écoles :

La prise en charge des fournitures scolaires en maternelle et en primaire ainsi que la coopérative scolaire soit un budget de 28 000 € en 2023.

A destination des familles :

La distribution de fournitures scolaires aux collégiens de Blénod pour un budget de 8 500 € en 2023.

Des allocations de rentrée scolaire : 50 € pour les collégiens (qui ne bénéficient pas des fournitures gratuites), 95 € pour les lycéens, 155 € pour les lycéens en filière professionnelle, 200 € pour les étudiants de l’enseignement supérieur avec près de 41 000 € inscrits au budget 2023.

  • Les tarifs des services municipaux définis en fonction d’un quotient familial avec la quasi gratuité pour ceux qui ont les ressources les plus faibles.

De 1 à 8 € l’accueil périscolaire du midi incluant le repas, voici une des mesures qui doit permettre à tous les jeunes Bellédoniens d’avoir au moins un repas équilibré par jour. Mise en place depuis plusieurs années à Blénod, de nombreuses communes la développent aujourd’hui et l’inscrivent même dans leur plan anti pauvreté.

  • Un prix de l’eau à la fois social et écologique :

2,71 € le m3 (hors assainissement), le prix de l’eau n’est pas le moins cher du département, mais il faut savoir qu’il n’y a pas d’abonnement au service des eaux, les 5 premiers m3 sont gratuits et la tarification évolue en fonction des m3 consommés et de la composition familiale, ainsi l’eau qui sert à la cuisson des pâtes est moins chère que l’eau qui sert à remplir la piscine.

  • Être générateur de lien social :

Au travers de différentes manifestations, la municipalité propose aux habitants de se retrouver pour des moments de convivialité. C’est la cas lors des Vœux du Maire ou encore de la Soupe de la solidarité pour ne citer que ces deux évènements.

Le lien social c’est aussi prendre soin des « aînés » au travers d’un programme d’animation extrêmement varié dans la résidence autonomie municipale mais aussi a destination de tous avec les guiguettes en été et les animations au foyer.

  • Permettre la participation citoyenne :

L’opération « permis de conduire citoyen » permet aux jeunes de Blénod d’avoir une aide de 400 € pour le permis de conduire en contrepartie de 35h d’engagement citoyen.

Les heures sont effectuées lorsque cela est possible sur la base d’un projet du jeune.

Cependant, ces mesures ne sont pas des acquis, ce sont des conquis et des progrès, de plus en plus difficiles à maintenir compte tenu des contraintes budgétaires. D’ailleurs, maintenir ces mesures demandent parfois autant de courage politique et budgétaire que de les mettre en place.

Il est vrai qu’aujourd’hui les politiques sont moins assumées et souvent les étiquettes moins marquées, mais il est toujours possible, localement de changer la vie des gens.

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