#Maintenant ils vont « re-faire » les poches des malades !
Les assises des finances publiques réunies au mois de juin dernier à l’initiative du Ministère de l’économie à formuler plusieurs propositions pour le futur Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2024. Bruno Lemaire, ministre de l’économie souhaite ni plus, ni moins, que d’augmenter le « reste à charge » pour les patients via deux mécanismes :
- Le doublement de la franchise médicale assortie d’une modification du plafond de reste à charge ; de 50 centimes à 1 euros pour chaque achat d’une boite de médicament remboursée.
- Le doublement de la participation forfaitaire, de 1 à 2 euros pour chaque consultation chez le médecin, notamment.
C’est donc avec le doublement des franchises, en d’autres termes le doublement de toutes les sommes non remboursables que le gouvernement souhaite « économiser » 1,5 milliards d’euros. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre la Sécurité Sociale et son principe fondateur « Chacun participe selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».
#Loi Kasbarian : une nouvelle attaque contre les personnes sans domicile ou mal logée !
La Loi Kasbarian ou loi anti-squat est entrée en vigueur le 27 juillet dernier. Cette loi est censée protéger les logements contre les occupations illicites. Il s’agit de criminaliser la pauvreté et le mal logement avec les mesures suivantes :
- L’accélération des procédures d’expulsions locatives, le court-circuitage des dispositifs de prévention déjà fragiles et le retrait au juge de son pouvoir de suspendre l’expulsion quand il l’estime possible et nécessaire.
- L’alourdissement de l’amende à 7.500 euros pour les locataires victimes de la cherté du logement ou d’un accident de vie, s’ils se maintiennent dans les lieux après la décision d’expulsion.
- Une condamnation jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende des personnes et familles qui, faute d’hébergement d’urgence, se mettent à l’abri dans des logements inhabités, ou des bâtiments désaffectés. Les sanctions peuvent aller jusqu’à 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende s’il s’agit d’un domicile appartenant à quelqu’un.
Encore une fois ce gouvernement nous démontre qu’il est fort avec les plus faibles et faible avec les plus puissants.

#Toujours plus chère la vie d’étudiant !
Selon l’enquête annuelle de l’UNEF (le syndicat étudiant), la vie n’a jamais été aussi chère pour les étudiants et la réforme des bourses n’y changera quasiment rien ! Pour la 19ème année qu’elle publie son enquête, l’UNEF constate une augmentation de 6,47 % du coût de la vie étudiante.
Augmentation des loyers, des produits alimentaires, de l’énergie (électricité et gaz) grève le budget déjà bien précaire des étudiants. Depuis le début de l’année, des associations d’aide alimentaire pour les étudiants ont vu le jour et ont distribué près de 1,5 millions de repas. Dans notre département en Meurthe & Moselle, l’UNEF Lorraine a procédé à la distribution de colis alimentaires et de petit déjeuners solidaires. Ces opérations sont souvent réalisées avec le soutien des syndicats de salariés et principalement la CGT.
Les chiffres sont assez terribles et parlent d’eux-mêmes :
- 77 % des bénéficiaires ont un reste à vivre inférieur à 100 €.
- 38 % des étudiants ont renoncé à des soins pour des raisons financières en 2022.
Face à une situation qui ne fait que de se dégrader, il est urgent d’agir avec la création d’un revenu étudiant et prendre les mesures nécessaires pour amélioration la situation des étudiants, il est impensable de laisser l’avenir de notre pays dans cette misère et cette précarité extrême.

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