Derrière la hausse des carburants, il y a des réalités bien concrètes : des budgets qui se tendent, des déplacements qui deviennent difficiles.
Face à cette situation, nous avons la responsabilité d’agir.

Lors du dernier conseil communautaire, à l’occasion du débat d’orientation budgétaire, j’ai souhaité alerter sur une situation qui touche directement le quotidien de nos concitoyens : la hausse brutale du prix des carburants.

Depuis plusieurs semaines, chacun peut le constater. À Pont-à-Mousson et dans nos communes, comme partout dans le pays, les prix s’envolent. En un an, le gasoil est passé d’environ 1,55 € à plus de 2,10 € le litre, atteignant parfois 2,20 €. L’essence suit la même trajectoire, flirtant désormais avec les 2 €.

Ce ne sont pas des chiffres abstraits. Ce sont des dépenses supplémentaires, immédiates, pour des milliers de ménages.

Dans notre territoire, la réalité est simple : la voiture est souvent indispensable. Pour aller travailler, se soigner, accompagner ses enfants… il n’existe pas toujours d’alternative.

C’est pourquoi la hausse des carburants ne touche pas tout le monde de la même manière. Elle pèse d’abord sur les plus fragiles, sur les salariés modestes, sur celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de faire autrement.

Aujourd’hui, nous avons franchi un cap : faire le plein devient, pour certains, un véritable luxe.

Face à cette situation, j’ai formulé une proposition claire et pragmatique : mettre en place une gratuité temporaire des transports publics sur notre territoire.

L’idée est simple : lorsque le prix du gasoil dépasse un seuil critique — par exemple 1,90 € le litre — la collectivité active la gratuité, le temps que la situation se stabilise.

Ce dispositif serait temporaire, encadré et évaluable.

Mais parce qu’il faut aussi savoir aller à l’essentiel, une alternative simple et immédiatement opérationnelle pourrait être mise en œuvre : rendre les transports gratuits pour tous les usagers pendant une période de trois mois.

Cette solution permet d’agir rapidement, sans complexité, tout en apportant un soutien concret et lisible aux habitants.

Cette proposition n’a rien d’idéologique. Elle répond à une situation exceptionnelle.

Elle permettrait d’apporter un soutien immédiat au pouvoir d’achat, d’encourager l’usage des transports collectifs et de réduire la dépendance à la voiture.

Le budget transport de notre collectivité est un budget annexe, avec un excédent. Une gratuité temporaire est donc finançable sans remettre en cause les autres politiques publiques.

À l’inverse, ne rien faire a aussi un coût : isolement, renoncement à certains déplacements, fragilisation du commerce local.

Nous ne réglerons pas le prix des carburants à notre niveau. Mais nous pouvons agir concrètement pour nos habitants.

Dans une période où chaque euro compte, je fais le choix de proposer une réponse utile, immédiate et adaptée à notre territoire.

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